L'actualité en France
L'actualité en France des acteurs de l'énergie renouvelable et de la chaleur de récupération: les réseaux de chaleur et les réseaux de froid
Les réseaux de chauffage investissent les villes
Face à la hausse du prix de l'énergie, les réseaux de chaleur redeviennent compétitifs. Une étude d'Amorce montre que le prix de la chaleur a baissé en 2010. Après Dijon, Nantes étend son réseau moyennant un investissement de 93 millions d'euros.
Nantes a décidé de passer la vitesse supérieure en matière de chauffage urbain. En 2017, la communauté urbaine comptera près de 55.000 logements desservis (150.000 habitants), soit la moitié de la population de la ville et une partie d'une commune voisine, ce qui en fera le troisième réseau français de chauffage urbain derrière Paris et Grenoble. En cinq ans, son principal réseau, Centre Loire, sera porté de 16.000 à 42.000 logements dans le cadre d'un contrat passé avec la filiale de GDF Suez, Cofely. Un investissement de 93 millions d'euros porté par l'industriel qui va installer 63 kilomètres de tuyaux supplémentaire, portant la longueur totale du réseau à 85 kilomètres. Le projet inclut aussi la construction de sous-stations et de deux chaufferies qui utiliseront principalement des produits issus de la biomasse et du bois provenant d'une filière régionale (plaquettes forestières, broyats de scierie). Au total, le bois représentera 43 % de l'énergie utilisée, et les déchets 41 %. Pour l'heure, le réseau de chaleur est alimenté à 85 % par l'usine de traitement des déchets Valoréna, gérée par Suez et bientôt par Séché Environnement. Le deuxième réseau, Bellevue, concédé à Dalkia, va passer de 6. 000 à 13.000 logements. Pour les Nantais, les investissements se traduiront par une baisse des charges de chauffage de l'ordre de 15 %.
Un service plus efficace
La montée des prix de l'énergie, la volonté d'assurer un service plus efficace qu'une multitude de systèmes individuels et de fournir des débouchés pour le bois et les déchets municipaux ont conduit les villes à relancer la construction ou l'agrandissement de réseaux existants. Fin janvier, Dalkia a obtenu le contrat de réalisation et de gestion du réseau du Grand Dijon pour vingt-cinq ans. Au total, plus de 30 kilomètres à construire et qui représenteront un chiffre d'affaires cumulé de 200 millions d'euros. De son côté, Grenoble, dont le réseau de chaleur a plus de cinquante ans, a mis en place une politique de remplacement d'une partie de ses centrales, qui fonctionnaient au fioul ou au charbon, par de la biomasse avec pour objectif de passer de 60.000 tonnes à plus de 100.000 tonnes de bois par an. En Haute-Garonne, Colomiers prévoit dans les deux ans de se doter d'un réseau de chaleur avec chaufferie au bois.
Source: http://www.lesechos.fr
La Dordogne s'est couverte de chaufferies au bois
Le conseil général aide la construction de réseaux de chaleur au bois depuis treize ans. Une politique qui permet aussi d'entretenir la forêt.
Modestement, avec un budget annuel autour de 500.000 euros, le Conseil général de la Dordogne a su enclencher une dynamique qui a permis en treize ans l'émergence de 33 installations, chaufferies au bois et réseaux de chaleur qui alimentent écoles, hôpitaux, maisons de retraite ou logements communaux.
D'une puissance installée totale de 10,5 mégawatts (MW), elles ont représenté un investissement de 30 millions d'euros, dont 2,6 millions émanent du conseil général, à parité avec l'Ademe et le Conseil régional d'Aquitaine. Avec celle du centre hospitalier de Périgueux inauguré en début d'année, la Dordogne dépassera les 20 MW de puissance installée.
« Au début, il fallait presque se battre pour trouver des porteurs de projet. Aujourd'hui, avec l'augmentation du coût des énergies fossiles et leur disparition annoncée, l'intérêt grandit. D'abord autour de 300 kW de puissance installée, les installations dépassent aujourd'hui 1 MW », raconte Jean-Luc Pujols, technicien chargé du plan départemental bois énergie au conseil général.
Le conseil général, qui assure le rôle de guichet unique, cofinance les études et les travaux pour couvrir le surcoût.« Mais le retour sur investissement de la solution bois-énergie doit être supérieur à dix ans. Selon les projets, le taux de subvention peut aller de 20 à 60 % », précise Jean-Luc Pujols.« Le bois énergie n'a d'intérêt que s'il est utilisé toute l'année sur des bâtiments avec de gros besoins énergétiques », ajoute-t-il. Sont privilégiés les centres aquatiques, les maisons de retraite, les équipements scolaires et les hôpitaux.
Source: http://entrepreneur.lesechos.fr
Nantes : la moitié des logements sociaux chauffés à l’énergie renouvelable d’ici 2017
Nantes Métropole lance un plan d’extension progressive jusqu’en 2017 de ses 2 réseaux de chaleur urbain situés au cœur de la ville de Nantes, la classant ainsi 3ème ville de France pour sa longueur de réseaux de chaleur.
D’ici 2017, les réseaux de chaleur de Nantes seront alimentés à 84 % par des énergies renouvelables et de récupération (41 % de combustion des déchets des centres d’incinération + 43 % de bois de chauffage issu de filières durables de la région).
Ils achemineront 390000 MWh de chaleur par an et desserviront ainsi l’équivalent de 41000 logements (écoles, bâtiments tertiaires, CHU, habitations – prioritairement quartiers d’habitat social, à hauteur de 14500 logements). Ainsi, la moitié de la population nantaise sera chauffée par ces réseaux.
L’objectif du Plan Climat de Nantes Métropole est de réduire de 30 % les émissions de CO2 par habitant d’ici 2020 sur son territoire. Représentant 8% de l’objectif, les réseaux de chaleur sont un des principaux leviers car ils permettent d’agir de façon forte et directe sur le bâti ancien, sur lequel il n’est pas toujours possible de mener massivement et/ou rapidement d’autres actions (remplacement de systèmes individuels gaz/électricité par des systèmes individuels EnR ; rénovation thermique…).
Un 1er réseau de chaleur certifié Publi-Cert©
C’est une première en France : un réseau de chaleur a été certifié Publi-Cert© par Arcet Cotation. Elvya (Energie Lyon Villeurbanne Avenir), qui est gestionnaire délégué du réseau de chaleur urbain du Grand Lyon (Rhône) a reçu une note finale « A + ».
Ce certificat, délivré par Arcet Cotation (filiale de Ginger), évalue les performances de l’entreprise au terme d’une longue analyse.
Elvya assure au quotidien la gestion et le développement des réseaux de chaleur et de froid de Lyon et Villeurbanne. La principale caractéristique du réseau lyonnais est son bouquet énergétique. La combinaison de plusieurs sources d’énergies différentes, dont des énergies renouvelables, est un atout en termes d’écologie, d’indépendance énergétique et de stabilité des prix dans le temps. Chaque année, Elvya déclare économiser l’équivalent d’émissions de 3.900 voitures en quantité de CO2. Le réseau du Grand Lyon alimente 45.000 équivalents logements à partir de 390 sous-stations. Il s’étend sur les 3e, 6e, 7e et 8e arrondissements de Lyon, plus les quartiers du Tonkin et des Gratte-Ciel de Villeurbanne. Il s’agit du troisième réseau de France par sa taille.
Une analyse objective
L’analyse d’Arcet Cotation (filiale du groupe d’ingénierie Ginger) a été réalisée entre les mois d’octobre 2010 et de juin 2011. Elle a consisté à mener une évaluation, puis une notation, sur la période 2008-2010. Le travail, mené par la société de certification extra financière (développement durable), a été mené en trois temps. La première phase a consisté à évaluer, in situ, les conditions de mise en œuvre des prestations de service public. Dans un second temps, des relevés ont permis la réalisation d’une expertise technique basée sur des saisies de données et des campagnes de mesures. Enfin, la 3e phase a entraîné la remise d’un rapport de synthèse intégrant la notation définitive après avis d’un comité scientifique. La notation « A + » ne repose donc pas que sur des éléments déclaratifs, mais privilégie des données objectives.
Le certificat évalue de manière globale les performances du service public exploité en délégation. Il certifie ainsi que l’entreprise respecte des engagements de développement durable et qu’elle est capable de mener à bien les missions d’exploitation qui lui sont dévolues. Un certificat est valable pendant 2 ans, et s’appuie sur des normes internationales.
Source: www.batiactu.com
Cannes: Le chauffage au bois fait son retour en ville
Les habitants du quartier de Ranguin, à Cannes, vont en effet bientôt pouvoir se chauffer avec ce combustible. La construction d'une nouvelle chaufferie à bois est sur le point de s'y achever. L'immense cheminée verte du bâtiment a d'ailleurs été posée la semaine dernière. C'est à la fin du mois que ce nouveau site devrait être opérationnel. Ce projet initié en octobre 2010 permettra d'alimenter en chauffage et en eau chaude environ 900 logements de la cité des festivals.
La résidence HLM de Ranguin, la copropriété privée Les Oléandres et l'école Frédéric-Mistral seront ainsi directement reliés à cette chaufferie nouvelle génération. Même si elle ne tournera plus à plein régime, « l'ancienne [à gaz] servira d'appoint et fonctionnera exclusivement l'été », détaille Jacques Bottero, président de l'Office public de l'habitat.
La gestion du réseau de chaleur mis en place autour de cette nouvelle installation a été confiée pour 20 ans à la société Dalkia.
Source: www.20minutes.fr
Le futur réseau de chaleur du Grand Dijon à 80% renouvelable
Le nouveau réseau de chaleur du "Grand Dijon" sera approvisionné à 80% par des énergies renouvelables.
Ce réseau de chaleur basse température, d'une longueur de 30 km, alimentera à terme des logements (dont de nombreux éco-quartiers) ainsi que des équipements publics. Il disposera de 2 points de production de chaleur : au sud de la ville, une chaufferie biomasse d'environ 30 MW qui consommera à terme environ 50 000 tonnes de bois-énergie issues en majorité de l'exploitation des forêts privées et publiques de Bourgogne, mais également des sous-produits de la filière de transformation du bois bourguignonne, et au nord, l'usine d'incinération des déchets ménagers du Grand Dijon.
L'utilisation de biomasse devrait permettre de renforcer la filière bois-énergie locale qui prévoit la création de 20 emplois directs et indirects non délocalisables. La mise en place du réseau, conforme aux objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement, est soutenue par le Fond chaleur géré par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
« En anticipant les mesures du Grenelle de l'environnement, comme la mise en œuvre de son Plan Climat Energie Territorial, le Grand Dijon a saisi l'opportunité des travaux liés au tramway pour installer à moindre coût les 5 premiers kilomètres de canalisations du futur réseau de chaleur. Les nouvelles installations viendront compléter ce dispositif technique pour alimenter en énergie verte l'équivalent de près de 20 000 logements » a expliqué François Rebsamen, Président du Grand Dijon.
Cette réalisation exemplaire permettra de réduire les coûts de chauffage et d'eau chaude sanitaire pour les futurs abonnés du réseau tout en s'affranchissant, à hauteur de 80% des hausses des combustibles fossiles.
« Le réseau du Grand Dijon participera donc efficacement d'une part à la lutte contre la précarité énergétique et d'autre part, à la réduction significative de l'empreinte carbone de l'agglomération de Dijon puisque 37 000 tonnes de CO2 seront évitées soit l'équivalent de l'émission de 16 000 voitures par an » a expliqué Franck Lacroix, Président de Dalkia.
Source: http://www.enerzine.com
Bois énergie : Châteaubriant concrétise son engagement
Le mardi 10 janvier dernier, la nouvelle chaufferie à biomasse de Châteaubriant a été inaugurée officiellement. Elle va alimenter en eau chaude et chauffage plusieurs centaines de logements et équipement.
Le mardi 10 janvier dernier, le maire de Châteaubriant, Alain Hu-nault, accompagné de son premier adjoint, Georges Garnier, de la directrice régionale de l’Ademe, Joëlle Kergreïs, du sous-préfet de Châteaubriant, Pascal Zingraff, et des représentants de Cofely et de sa maison mère, GDF-Suez, a inauguré officiellement la nouvelle chaufferie à biomasse de Châteaubriant. Cette inauguration s’est déroulée en présence de nombreux invités et responsables locaux, dont le président de la chambre d’agriculture, Jacques Lemaitre.
La mise en route de cette chaufferie concrétise l’engagement du pays de Châteaubriant dans le domaine de la valorisation économique des bio-ressources et de la maîtrise des énergies. Elle est l’une des réalisations du « pôle d’excellence rurale » première version, qui a duré de 2007 à 2011.
Cette toute nouvelle chaufferie, couplée à un réseau de chaleur long de plus de 7 kilomètres, fournit désormais l’eau chaude et le chauffage à plusieurs centaines de logements sociaux du quartier de la Ville-aux roses, et à une douzaine de bâtiments et d’équipements publics : centre hospitalier, clinique, piscine, collège, centre sportif, gymnase…
Il est composé d’une chaudière principale, à bois, de 3 MW, suppléée en cas de besoin élevés en chaleur ou d’arrêt pour maintenance, par deux chaudières à gaz de 3 MW également chacune. La conception, la réalisation, l’exploitation et l’investissement de la chaufferie et du réseau ont été réalisés par l’entreprise Cofely, filiale de GDF Suez, déjà très présente dans le domaine de la valorisation de biomasse. La mairie lui a confié un contrat de délégation de service public de vingt ans.
Source: www.pleinchamp.com
Tarbes: Un « chauffage central » à l'échelle de la ville
Le projet d'un réseau de chauffage urbain, qui semblait utopique, est en train de prendre corps. Il devrait voir le jour en 2013, afin de chauffer plusieurs bâtiments publics ou collectifs.
Pas facile d'être « green » en milieu urbain. Mais Jean-Claude Piron, adjoint en charge du développement durable à la mairie de Tarbes, a depuis longtemps une idée en tête : un réseau de chauffage urbain alimenté par une chaudière à bois.
Il faudra sortir, à terme, des énergies fossiles, gaz ou pétrole, analyse-t-il. Qu'est-ce qu'il reste pour une ville comme Tarbes ? Pas d'éolien, pas de géothermie… Quant au photovoltaïque, les contraintes dictées par l'ABF restreignent son implantation et son bilan environnemental est de toute façon discutable. Il ne reste plus que la biomasse. » Donc le bois. « Chaque année, la forêt s'accroît naturellement de 10 % et de toute façon, la chaudière n'utilisera que du bois de rebut. Et ça intéresse vraiment les professionnels, qui souhaitent créer une filière bois-énergie. »
Un tel réseau permet d'abaisser le coût d'au moins 5 % par rapport aux énergies fossiles, dont le coût est appelé à augmenter. « Et il ne faut pas oublier que du coup, les bâtiments connectés se passent de chaudière, ce qui permet de réaliser des économies sur leur entretien. à la mairie, ça représente 100.000 € par an. »
Le maire de Tarbes est très intéressé par ce projet. « D'abord, parce qu'économiquement, il est viable et ne coûtera rien à la collectivité, c'est le délégataire qui sera choisi qui prendra tout à sa charge, souligne Jean-Claude Piron. Et puis, il est très sensible à l'écologie et a envie de transmettre quelque chose aux générations futures. Ce sera un projet majeur de la mandature. »
Source: www.ladepeche.fr
Enquête : le chauffage collectif, une solution d'avenir ?
Pollution des villes, précarité énergétique, part du nucléaire dans les énergies françaises... La consommation d'énergie requise par le chauffage est au coeur de l'actualité. Comment les Français perçoivent-ils le chauffage du futur ? Les solutions de chauffage collectif de la ville attirent-elles les citadins ? L'association de promotion des réseaux de chaleur et de froid Via sèva a mené l'enquête.
Le chauffage de demain : davantage de réseaux de chaleur ?
Lorsqu'il est question d'avenir, les citadins plébiscitent majoritairement les énergies renouvelables. Plus encore, ils sont conscients que le chauffage de demain passera par l'indépendance énergétique:40 % d'entre eux voient plus de trois énergies pour alimenter leur chauffage.
Aujourd'hui, les réseaux de chaleur couvrent les besoins de chauffage de 6% de la population française - contre près de 50% dans les pays nordiques, référents dans ce domaine (Enquête 2011 de Euroheat & Power). A l'occasion du Grenelle de l'environnement, les pouvoirs publics ont pris conscience du rôle que ces derniers devaient jouer dans la politique énergétique de la France. Les objectifs fixés à l'horizon 2020 sont un triplement du nombre d'équivalents-logements raccordés (soit un total de 6 millions environ) et une part des énergies renouvelables et de récupération de 75% dans les sources d''approvisionnement des réseaux.
Connaissez-vous vraiment votre facture énergétique?
La récente étude de l’association Via Seva en partenariat avec l’Ademe révèle qu’un tiers des répondants ne sait pas dire le montant de sa facture
Encore plus étonnant, presque un sondé sur deux n’a pas conscience de l’augmentation des prix de l’énergie (malgré une hausse de 12% entre août 2010 et août 2011 selon l’Insee). Ces chiffres sont d’autant plus surprenant que les familles en précarité énergétique ne cessent d’augmenter. Il semble légitime de se poser la question d’une France à deux vitesses. Celle qui règle son énergie quel que soit le prix et la France de ceux qui sont subventionnés par l’Etat. La classe moyenne est-elle en train de disparaître ou devient -elle muette, sans opinion, fataliste?
